Réduire la production de méthane chez les ruminants
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Il est possible de diminuer de 30%  la production de méthane
 
Des chercheurs de l’INRA ont montré qu’il est possible de diminuer de 30% en moyenne la production de méthane (CH4) en incorporant des huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés dans l’alimentation des vaches laitières.

Le CH4 est un produit formé pendant la fermentation des aliments dans le rumen des ruminants et représente en moyenne une perte de 7% de l’énergie ingérée par l’animal.
Le CH4 est aussi un puissant gaz à effet de serre. A l’échelle mondiale, l’élevage contribuerait à hauteur de 18% aux émissions totales de gaz à effet de serre (FAO, 2006). En Europe, la quasi-totalité des émissions de CH4 liée à l’activité d’élevage provient des fermentations digestives des herbivores (70%) et des déjections animales (30%). Pour améliorer le bilan en gaz à effet de serre de l’agriculture, l’un des moyens recherchés est la réduction de la production de méthane par les ruminants. En effet, la durée de vie du méthane dans l’atmosphère étant de 12 ans, alors qu’elle est de 100 et 120 ans pour le gaz carbonique et le protoxyde d’azote, une réduction des émissions de méthane aura des effets plus rapides sur l’environnement.
 
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Les effets du réchauffement déjà observables
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Des changements significatifs des systèmes physiques et biologiques
 
Des changements significatifs des systèmes physiques et biologiques depuis 50 ans sont aujourd’hui établis, pour tous les continents et la plupart des océans, avec une concentration des observations sur l’Europe et l’Amérique du nord. Ces changements sont observés essentiellement dans les régions où la température a augmenté significativement et ils vont, en très grande majorité, dans le sens attendu des effets du réchauffement. Cette étude conclut que le réchauffement d’origine anthropique constaté à l’échelle globale depuis une cinquantaine d’années a déjà produit des effets significatifs, observables sur les systèmes terrestres physiques et biologiques. Un chercheur de l’INRA est un des auteurs de ce résultat paru dans la revue Nature.

Cette publication peut être considérée comme un prolongement des conclusions du GIEC en 2007, issues du groupe de travail sur les impacts, adaptation et vulnérabilité.
La quasi-totalité des auteurs de l’article paru dans Nature appartenaient à ce groupe du GIEC, dont Bernard Seguin, responsable de la mission "changement climatique et effet de serre" de l’INRA. A l’occasion de  ce travail collectif, l’analyse de la bibliographie - qui représente la fonction essentielle des rédacteurs des rapports du GIEC - avait permis de constituer une base de données, à partir d’une sélection d’articles contenant des études documentées sur les réponses des systèmes physiques (cryosphère, hydrologie, processus côtiers) et biologiques (aquatiques, terrestres, agriculture et forêt) de 1970 à 2004.
 
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Evolution des gaz à effet de serre sur 800 000 ans
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Carotte glaciaire extraite à Dôme C dans le cadre du forage EPICA. CNRS Photothèque / AUGUSTIN Laurent
 
 800 000 ans d'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et méthane
 
Pour prédire l'évolution future des gaz à effet de serre, retracer leur évolution passée, de plus en plus loin dans le temps, est un enjeu majeur. C'est en analysant de la glace antarctique extraite dans le cadre du forage glaciaire EPICA(1), que les chercheurs français du LGGE-OSUG(2) et du LSCE-IPSL(3), épaulés par plusieurs partenaires internationaux(4), sont parvenus à repousser ces limites temporelles. Ils ont pour la première fois reconstitué sur 800 000 ans l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et méthane, les deux principaux gaz à effet de serre après la vapeur d'eau. Avec cet enregistrement, les scientifiques disposent de données de référence grâce auxquelles ils espèrent mieux prévoir le climat à venir de notre planète. Ces résultats font l'objet de deux articles dans la revue Nature du 15 mai 2008.

En l'absence de gaz à effet de serre (vapeur d'eau, dioxyde de carbone, méthane…), la température moyenne à la surface de la Terre atteindrait à peine -18°C.
Dans ces conditions, toute vie parait impossible. Aujourd'hui, la concentration de ces gaz dans l’atmosphère a considérablement augmenté  du fait des activités humaines (combustion des énergies fossiles, développement de l'agriculture). Etudier leur évolution passée permet de mieux comprendre leurs interactions avec le climat terrestre. Une telle étude est possible à partir des carottes de glace qui constituent les seules archives disponibles à ce jour pour reconstruire avec précision les teneurs passées en gaz à effet de serre.
 
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Entrepreneurs du Monde Vivant de la Nature
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Les 100 meilleures astuces leçons de la Nature
 
Un micro-pacemaker inspiré du câblage du coeur d'une baleine à bosse, ou des revêtements colorés sans pigment dérivé du procédé de diffraction de la lumière des plumes de paon : telles sont, parmi bien d'autres, quelques unes des " éco-percées " extraordinaires obtenues par transposition du génie de la nature.

Ce sont là quelques unes des inventions, innovations et idées au coeur de la nouvelle initiative collaborative appelée "les 100 meilleures astuces leçons de la Nature".
Cette initiative est une idée originale de la Biomimicry Guildet du Zéro Emissions ResearchInitiatives (ZERI), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et l'UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Son objectif est de montrer comment résoudre les problèmes de "durabilité" de l'humanité
et de mettre en oeuvre dès aujourd'hui l'économie de demain respectueuse de la biosphère, en apprenant, en transposant et en s'inspirant des innombrables solutions technologiques mises au point par la Nature et compatibles avec son environnement.

La liste des "100 meilleures astuces leçons de la Nature"
est un ensemble d'innovations se situant à différentes étapes du processus de commercialisation : certaines en sont encore au stade de la planche à dessin, d'autres sur le point d'être commercialisées.
 
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Ue toile d'araignée artificielle
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Des spécialistes synthétisent des fibres de toiles d'araignée
 
Le biophysicien Sebastian Ramensee de l'Université technique de Munich (TUM) a réussi à reconstituer le processus de fabrication de fils de toiles d'araignée en laboratoire, permettant ainsi de mettre en évidence les conditions physico-chimiques nécessaire à leur mise au point. Les fils de toile d'araignée sont particulièrement résistants et élastiques et constituent un objet d'étude intéressant dans le domaine de la biophysique. Les recherches ont eu lieu dans le cadre des clusters d'excellence "Nanosystems Initiative Munich" (NIM) et "Munich-Center for Integrated Protein Science".

Ce qui permet à la toile de capturer des insectes en plein vol, c'est son incroyable résistance à la torsion d'une part et sa solidité d'autre part, qui résultent de la structure du réseau de fils. Si des fibres équivalentes pouvaient êtr
e synthétisées en quantités industrielles, le matériau résultant aurait de multiples applications intéressantes. Par exemple, des fils pourraient être utilisés pour recoudre les plaies, à la fois discrets, résistants et n'interférant pas avec les défenses immunitaires. Des fibres nerveuses pourraient également être réparées par ces fils très fins. De plus, utiliser cette matière ouvrirait également la voie vers l'indépendance par rapport aux matières premières fossiles actuellement utilisées dans les fibres synthétiques. Les fils sont constitués de divers éléments protéiques qui sont mélangés dans un canal. Selon la fonctionnalité désirée, l'araignée utilise différents types de fibres, qu'elle étire ensuite avec ses pattes. D'un point de vue chimique, les chaînes protéiniques mises en jeu s'organisent aléatoirement dans l'espace, jusqu'à ce que des glandes de l'araignée produisent des hydroxydes de potassium et des acides venant stabiliser la structure en feuillet bêta. Les molécules sont alors très proches les unes des autres et il se forme des liaisons faibles, ce qui confère à la toile sa stabilité
 
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Energies renouvelables
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Une centrale à cheminée solaire de 1000 mètres de haut en Afrique
 
A la demande du fournisseur d'énergie namibien NamPower, des ingénieurs allemands mènent actuellement un projet de construction d'une immense centrale à cheminée solaire (ou centrale solaire aérothermique). Culminant à 1000 mètres de haut. La tour pourrait voir le jour dans quelques années à Arandis (Namibie).

La structure et le principe sont simples : la tour en béton armé est entourée à sa base par un toit de verre en forme de croix qui s'étend sur une surface gigantesque : environ 20km2.
"Le soleil chauffe l'air qui se trouve sous le toit de verre. L'air chaud remonte dans la cheminée et aspire derrière lui l'air extérieur plus froid. Ce cycle fournit de l'énergie cinétique que nous souhaitons récupérer, en lui faisant actionner d'abord des ventilateurs puis des alternateurs - il n'y a pas plus simple!", explique Hans-Jürgen Niemann, concepteur de la centrale et ingénieur spécialiste de l'éolien à l'Université de Bochum (RUB). Le générateur doit fonctionner jour et nuit et délivrer une puissance de 50MW, valeur faible dans l'absolu mais qui représenterait 1/8ème de la puissance électrique totale consommée en Namibie
 
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Le meilleur piège à CO2
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MIL-101 le matériau le plus performant pour stocker le CO2
 
Séquestrer le dioxyde de carbone (CO2) est l'un des défis majeurs que doivent relever les scientifiques pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Dans ce domaine, des chimistes français de plusieurs laboratoires associés au CNRS(1) viennent d'établir un record. Créé par l'équipe de Gérard Férey à l'Institut Lavoisier (CNRS / Université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines), MIL-101 est le matériau le plus performant pour stocker le CO2, principal gaz à effet de serre. Ces travaux sont publiés sur le site Internet de la revue Langmuir.
 
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Stockage souterrain du dioxyde de carbone
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La première opération de stockage de CO2 a commencé en Australie
 
Le premier essai australien de stockage souterrain du dioxyde de carbone dans les réservoirs géologiques a débuté au début du mois d'avril. Le projet Otway consiste à compresser et à transporter 100.000 tonnes de dioxyde de carbone dans un réservoir géologique de gaz naturel épuisé enfoui à 2 km de profondeur, à Warrnambool, au sud-ouest de l'Etat du Victoria. Le réservoir est situé dans le bassin sédimentaire Otway, dans des formations gréseuses du Crétacé supérieur (Waarre C) recouvertes par les schistes argileux de la formation Belfast.
 
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Detoxy Color : une peinture auto-nettoyante
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Une peinture qui réduit les impuretés organiques de l'air ambiant
 
Des chercheurs de l'Institut de chimie inorganique, en collaboration avec la société Rokospol, viennent de mettre au point une nouvelle peinture dont l'application permet d'obtenir une réduction active de matières nocives dans l'air ambiant. Detoxy Color, tel est son nom commercial, agit en mettant en jeu des réactions photocatalytiques. La seule condition à satisfaire pour l'efficacité de la peinture est la présence de la lumière diurne.
 
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Produits innovants en bois de hêtre modifié
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Le bois de hêtre résistant pour une utilisation à l'extérieur
 
Des scientifiques du réseau de recherche "Produits innovants en bois de hêtre modifié", basé à Göttingen et dirigé par le Prof. Holger Militz du département de biologie et de produits du bois de l'Université de Göttingen ont développé une nouvelle méthode permettant d'augmenter la résistance, la dureté de la surface et la durabilité du bois de hêtre, ce qui rend possible son utilisation en extérieur. Les résultats de leurs travaux ont été présentés lors de la conférence des laboratoires organisée au Centre Helmholtz de recherche sur l'environnement (UFZ).

Grâce à une substance spécifique et à un procédé en deux étapes consistant en l'imprégnation et à la réticulation du bois, les chercheurs sont parvenus à limiter l'effet négatif de l'eau sur le bois.
Le matériau conserve sa forme et ses dimensions, c'est-à-dire qu'il gonfle ou se rétracte très peu sous l'influence de l'humidité. Il est en outre davantage résistant aux champignons lignivores, un aspect important pour la longévité du bois.
 
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Changements climatiques vus des pôles
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Surveillance de l'environnement à partir des pôles
 
La Norvège a mis en place des stations satellite qui permettent la surveillance des changements climatiques à partir des pôles. Grâce aux stations satellite dans l'Antarctique et dans l'Arctique, nous allons recevoir plus rapidement des informations sur les modifications du climat de la planète. La nouvelle station satellite TrollSat dans l'Antarctique forme, avec SvalSat sur l'Archipel du Svalbard, un système "pôle à pôle" qui permet le téléchargement de données environnementales à partir des satellites en orbite polaire au-dessus de l'Arctique et de l'Antarctique.
 
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